D’une plume de geai trouvée dans sa cour, telle une offrande qui nous apporte
la clarté dans ces sombres instants, J-C Pommery nous offre à voir ces présents
précieux que sont ses nouvelles œuvres.
L’artiste s’est laissé emmener par son intuition et a travaillé sans relâche ce
jeu de couleur apporté par le bleu et le noir additionnés de dorure.
Il utilise pour cela l’acrylique ainsi que divers outils pour compléter la mise
en forme.
Ses œuvres sont optimistes et lumineuses.
Le voyage est léger, le regard s’arrête et découvre des vagues contrariées d’une
piscine qui n’existe pas, on se retrouve devant le souvenir d’un sarcophage
Egyptien. Plus loin la nature se fait luxurieuse et foisonnante de végétation
filandreuse, tel un voile naturel.
Sa peinture est à saisir dans son principe de révélation et de matérialisation,
c’est-à-dire dans sa capacité à faire naître, à laisser s’épanouir – laisser
venir les vagues, les filaments végétaux, le ciel, laisser le regard goûter à la
richesse texturale et chromatique de ces matières.